Après Paris, Londres meeting international contre la guerre ce 20 juin   Recently updated !


Les peuples ne veulent pas de la guerre et du chaos !

Le 4 et 5 octobre, 150 délégués de 18 pays d’Europe, des États-Unis et de Palestine s’étaient réunis pour une conférence contre la guerre. Ces délégués étaient présents à la tribune du meeting – qui a réuni près de 4000 participants ! – le 5 octobre. John Rees, pour l’organisation Stop the War, a invité les participants à préparer le prochain meeting qui se tiendra à Londres le 20 juin prochain. Un extrait de sa déclaration.

 

 

John Rees est l’un des dirigeants et fondateurs de la coalition Stop the War en Grande-Bretagne, née au début des années 2000 pour s’opposer à la guerre en Irak. Il fait partie de celles et ceux qui organisent depuis des mois les manifestations de centaines de milliers qui se déroulent à Londres pour exiger le cessez-le-feu, l’arrêt du génocide et un embargo sur les armes à destination d’Israël.

« Avec mes camarades, Jérôme et Stéphane, nous avons planifié cet événement depuis des mois, et nous l’avons fait selon un modèle. J’ai fait partie des organisateurs des manifestations contre la guerre en Irak, notamment celle du 15 février 2003, qui fut la plus grande manifestation de l’histoire politique britannique, et la plus grande mobilisation mondiale simultanée de l’histoire […].

Nous avons besoin d’un tel moment à nouveau. Alors peu importe ce que disent la droite, les populistes, les fascistes, quand ils disent que nous ne sommes pas patriotes, ou que nous sommes des traîtres à notre pays, je vous dis ceci : ce sont des gens qui prétendent aimer leur pays, mais ils n’ont jamais labouré un champ, ni semé une graine, ni moissonné une récolte, ni construit une route.

Ce ne sont pas eux qui ont bâti les immeubles, ou qui ont construit les cathédrales. Ce sont les travailleurs. Ce sont les gens de la classe ouvrière qui ont tout fait.

Alors, je vous le dis : je n’ai qu’un seul pays, la classe ouvrière, où qu’elle soit. Et ma mission, c’est l’internationalisme. Car quand ils disent chauvinisme, je dis internationalisme.

Je ne suis pas croyant, mais je pense que c’est le devoir de chaque socialiste de défendre la liberté de culte, sans répression d’État, sans être tenu responsable des maux du monde.

Mais si je l’étais, si j’étais religieux, il y a un lieu que je considérerais comme sacré : le mur des Fédérés, au cimetière du Père-Lachaise. Car c’est là qu’est mort le rêve de la première république ouvrière, la première société où l’humain passait avant le profit, où les politiciens étaient au service du peuple, et non des patrons. C’est un lieu sacré. Et ce rêve est toujours devant nous. C’est toujours l’objectif de ce mouvement.

Alors je vous transmets quelques leçons simples : approfondissons le mouvement, approfondissons-le en direction de la classe ouvrière organisée, et dépêchons-nous, car le temps presse.

Je vous invite à nous rejoindre l’an prochain à Londres, pour le deuxième congrès de cette organisation. Nous avons déjà réservé la salle : Central Hall, Westminster. C’est en plein cœur de Londres. Et quand vous sortirez par la porte principale, vous verrez Big Ben et le Parlement britannique droit devant vous. Je veux voir là des socialistes scandinaves, des syndicalistes français, des dockers italiens, rassemblés sur la pelouse devant la statue de Nelson Mandela, juste en face de la maison de Keir Starmer.

Et je veux que nous fassions passer ce message : l’austérité et la guerre ne sont pas la politique de la classe ouvrière.

Alors venez à Londres. Venez à Londres en juin prochain. Et je vous garantis que nous vous réserverons un accueil aussi chaleureux que celui que nous avons reçu ces derniers jours à Paris.

Je crois sincèrement que nous sommes à l’aube d’un renouveau ouvrier. »