Dans son discours à la tribune de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, le 22 septembre, M. Prévot n’a pas eu un seul mot pour protester du haut de cette tribune, contre le refus américain d’accorder un visa au chef de l’Autorité palestinienne – pourtant entièrement soumis au département d’État américain – pour participer à l’Assemblée générale.
Pour Prévot, défendre la souveraineté des peuples, c’est défendre le droit de leurs oppresseurs. Depuis un an, pour ne prendre que cette date, la Belgique a poursuivi la vente de composants militaires à l’État génocidaire israélien et refuse d’évacuer des détenteurs d’un visa belge bloqués dans la bande de Gaza.
L’ensemble des accords commerciaux, culturels, sportifs, universitaires avec l’État israélien sont maintenus. Le gouvernement belge a suspendu toute évacuation médicale de la bande de Gaza vers la Belgique.
Netanyahou avec son cynisme habituel a répondu à Macron, Prévot ainsi qu’au représentant du Royaume-Uni : « Ils accusent Israël de colonialisme. Quel colonialisme ? Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme. » À la suite du départ de plusieurs dizaines de délégations avant son discours, Netanyahou a répliqué : « S’il reste encore dans cette salle des lâches moralisateurs qui n’ont pas quitté les lieux, alors qu’ils sortent maintenant. » Prévot est resté.
Le spectacle de l’ONU est terminé.
Le génocide à Gaza et le nettoyage ethnique de la Cisjordanie peuvent se poursuivre, avec le soutien économique de la Belgique. Les 10 et 11 octobre, manifester contre le génocide, pour la défense des droits du peuple palestinien, à commencer par celui de vivre sur sa terre, c’est aussi manifester contre tous les complices, qui soutiennent depuis bien plus que trois ans la machine à tuer israélienne.
Au 4 octobre 2026, selon les autorités sanitaires de Gaza, (chiffres largement acceptés, y compris par l’armée israélienne) ont dénombré 74 237 morts identifiés, dont près du tiers sont des enfants, et 175 206 blessés, dont plus de 5 000 amputés, depuis le 7 octobre 2023. La revue médicale britannique The Lancet considère qu’il y aurait en réalité plus de 100 000 morts. On compte plus de 1 400 morts depuis l’adoption du « cessez-le-feu » le 4 octobre 2025.
L’ampleur des destructions dans la bande de Gaza est notamment documentée par les analyses satellitaires de l’ONU/UNOSAT.
Selon la dernière évaluation, au 16 juin 2026, 201 290 structures, soit environ 82 % de l’ensemble des structures de Gaza, avaient subi des dommages. Parmi elles, 134 422 étaient considérées comme détruites. Plus de 371 888 logements ont été détruits ou endommagés et les bulldozers israéliens poursuivent le travail quotidiennement ; plus de la moitié des hôpitaux ont été détruits et les autres souvent très endommagés. Presque toutes les écoles ont été détruites ou endommagées.
Près de 2 millions de personnes ont été déplacées, souvent à plusieurs reprises, et plus de 60 % de la population a perdu son logement. Etc.
Marche contre le génocide en Palestine,
les complicités et les livraisons d’armes
SAMEDI 10 OCTOBRE 14h00 – Gare du Midi, Esplanade de l’Europe
