– Communiqué du CLP-KVD –
Ce gouvernement s’est lancé, comme les précédents, dans une escalade liberticide multiforme, combinée à une politique des destruction des acquis, des droits de la majorité de la population. Depuis des années, la violence d’État s’abat contre celles et ceux qui expriment leur refus des politiques antisociales, qui contestent l’ordre social et/ou qui dénoncent la complicité des gouvernements dans le génocide en cours en Palestine.
Ce 12 mars 2026, comme lors du 14 octobre 2025, les autorités ont déclenché de véritables opérations policières d’une brutalité inouïe à l’encontre de manifestants pacifiques faisant de nombreux blessés.
Il ne s’agit plus d’« incidents », de « bavures » ni de simples « dérapages ». Depuis plusieurs années, se met en place un véritable système où la violence policière devient un instrument de gestion de la contestation : intimider, dissuader, faire taire les mobilisations. La police n’est plus seulement chargée de protéger la population ; elle est mobilisée pour contenir l’opposition sociale et politique. Plus inquiétant encore, on lui laisse le pouvoir de décider quelles manifestations peuvent avoir lieu, où et quand, plaçant une liberté fondamentale sous contrôle policier.
En démocratie, nul ne peut être au-dessus des lois. Or, c’est la police qui enquête sur elle-même. Le Comité P, n’est qu’une machine à valider et à blanchir les délits commis par les policiers. La police, comme tout corps public, doit rendre des comptes devant les tribunaux et ne saurait être juge et partie. Seule une enquête indépendante, libre de toute pression politique, permettra de faire toute la lumière sur ces actes et d’en identifier les véritables auteurs et commanditaires quel que soit le niveau.
Le CLP-KVD exprime sa solidarité pleine et entière envers toutes les victimes de la répression. Nous exigeons que justice leur soit rendue, que les responsables — à tous les niveaux — répondent de leurs actes devant les Tribunaux.
Le CLP-KVD réaffirme son opposition de principe à toute forme de répression et s’engage à agir chaque fois que nécessaire aux côtés des victimes, qu’elles soient individuelles ou collectives. Il réaffirme sa volonté de s’associer à l’ensemble des associations de défense des droits de l’Homme, des organisations syndicales indépendantes et progressistes afin de défendre conjointement le droit fondamental de toute citoyenne et de tout citoyen à manifester librement, sans crainte des violences policières d’État.
Bruxelles, le 24 ventôse CCXXXIV
Bruxelles, le 14 mars 2026


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