Il y a des mots qui ne suffisent plus. « pardon », « reconnaissance », « écoute » — tous ces termes sont devenus, dans la bouche de l’Église catholique belge, des formules creuses destinées à gagner du temps et à sauver la façade d’une institution qui refuse toujours de regarder sa propre faute en face.
Depuis des décennies, des enfants ont été violés, détruits, brisés par ceux qui prétendaient leur enseigner l’amour du prochain et la parole divine. Ces crimes, commis sous la soutane et couverts par le silence, relèvent d’un système d’emprise, organisé au nom d’une autorité spirituelle qui se plaçait au-dessus des lois humaines. Et aujourd’hui encore, l’Église belge, riche de son patrimoine, de ses donations et de ses exemptions fiscales, refuse d’assumer les conséquences financières de ses crimes.
Ce scandale ne relève plus seulement de la morale ; c’est une question de justice. Quand une institution cause des souffrances aussi profondes, elle doit réparer — intégralement. Les quelques milliers d’euros versés via la Fondation Dignity relèvent plus de la charité que de la justice. Ce ne sont pas des indemnisations, mais des aumônes. Les victimes réclament un fonds de compensation digne de ce nom, financé par l’Église, géré par une autorité indépendante, et non pas par l’État ou les contribuables, qui ont déjà assez payé les soins, les thérapies, les vies reconstruites à la place de leurs bourreaux.
Assez d’hypocrisie. L’Église ne peut pas à la fois prêcher la repentance et fuir la responsabilité. Elle ne peut pas se prétendre guide moral alors qu’elle refuse d’assumer la dette morale — et bien réelle — qu’elle a envers des milliers de Belges.
La Libre Pensée (CLP-KVD) appelle l’Église belge à passer enfin des mots aux actes. Que ses biens, son or, ses propriétés, servent à réparer ce que ses prêtres ont brisé. Que la justice prime sur la dévotion, que la réparation prenne le pas sur la compassion.
Si l’Église catholique venait à indemniser toutes ses victimes pour un niveau de réparation que fixe habituellement les juridictions civiles, cela lui coûterait des centaines de millions voir plusieurs milliards. Que propose-t-elle, avec le blanc-seing des gouvernements ? L’aumône ! Il est vrai qu’elle excelle en ce domaine surtout avec l’argent du contribuable… Cherchez l’erreur…
Les victimes belges peuvent être assurées de notre soutien inconditionnel et de celui de l’AILP dans leur exigence de justice.
L’Église doit payer, l’Église peut payer !.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.