[:fr]Le pape François, saint-patron de l’Europe vaticane convoque ses ouailles à Rome[:]


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Ce 26 mars, date anniversaire de sa signature, les 60 ans du Traité de Rome ont été fêtés avec pompes, champagne et petits fours, non pas à Bruxelles mais au Vatican !

Tout comme Joseph Ratzinger, alias Benoît XVI, lors du 50ème anniversaire pour faire oublier le camouflet du non au traité constitutionnel européen, Jorge Maria Bergoglio, pape François de son état, a reçu les dirigeants de l’Union européenne et les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de celle-ci pour une piqûre de rappel sur les racines et l’identité chrétienne de l’Europe mais aussi pour faire face au rejet de l’Union européenne et de ses institutions par les peuples.

Le pape, à Rome comme à Bruxelles, est bien chez lui !

Dans la continuité des « pères fondateurs » de « l’Europe » (1), en se pliant à « l’ invitation du pape » ces chefs d’Etat montrent ainsi au grand jour leurs liens au christianisme et leur soumission à l’Église catholique apostolique romaine en particulier. Le premier ministre Charles Michel a représenté la Belgique à cette cérémonie voulue par le pape François.

A chaque fois, le CLP-KVD a protesté contre la présence de représentants de l’État, des pouvoirs publics à des cérémonies religieuses ou réunions organisées par des autorités religieuses. De « bonnes âmes laïques » sans doute en peine « d’absolution », nous répondent que le Vatican est un Etat et qu’en conséquence, il en découle des obligations diplomatiques.

A chaque fois, le CLP-KVD a rappelé que le Vatican n’est pas un Etat et que son « chef » ne peut se prévaloir du titre de chef d’Etat. Il n’est qu’un chef religieux ! (2)

A chaque fois, le CLP-KVD a rappelé que le Vatican a été porté sur les « fonds baptismaux » par le fasciste Mussolini lors des accords du Latran en 1929.

Ainsi, le premier ministre belge es-qualité, au mépris de la neutralité de l’État, qu’il prétend défendre, a plié le genou devant le pape. Ce n’est plus une habitude (réflexe pavlovien, quoique), c’en est devenu un véritable sacerdoce.

Il est une chose de se réclamer des Lumières mais visiblement c’est autre chose de respecter la séparation des Eglises et de l’État.

Cette soumission de l’État à l’Église catholique est inacceptable !

Le premier ministre a fait siens les propos de Napoléon Bonaparte – celui qui a rétabli les relations avec le Vatican – : « Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole » et « Nulle société ne peut exister sans morale. Il n’y a pas de bonne morale sans religion. Il n’y a donc que la religion qui donne à l’État un appui ferme et durable ».

Mercenaire de la guerre, du goupillon et de l’exploitation il applique, comme ses prédécesseurs, la Doctrine Sociale de l’Église qui fait de la soumission à l’exploitation capitaliste l’alpha et l’oméga de la politique économique, utilisant pour cela « la vieille chanson qui berce la misère humaine » rempart contre la révolution sociale, comme le disait Jaurès. Pour la Libre Pensée, le combat laïque est inséparable du combat social.

Pour ou contre l’Europe vaticane, pour ou contre l’Union européenne :

il faudra toujours choisir !

27/03/2017

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(1) L’Église a toujours honoré ses serviteurs. Ainsi en est-il pour Robert Schuman, Jean Monnet et Alcide De Gasperi dont le procès en béatification est en cours. Et certains osent dire que cette Europe n’est pas Vaticane !

(2) Voir le compte-rendu de la conférence « La sainte-alliance des clergés contre la laïcité en Europe » animée par Michel Godicheau. http://clp-kvd.org/2017/02/la-sainte-alliance-des-clerges-contre-la-laicite-en-europe/?lang=fr

Le pape François, saint-patron de l’Europe vaticane

 

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