12 mai et 14 juin Manifestons : Stop à la course mondiale aux armements


Manifestation nationale contre la casse sociale et les dépenses militaires (12/5)

En 2025, les dépenses militaires mondiales pour la 11e année consécutive ont augmenté à 2.887 milliards de dollars. C’est ce qu’indique un nouveau rapport de l’Institut suédois de recherche sur la paix SIPRI. Il s’agit d’une hausse de 2,9% par rapport à 2024. Si les dépenses militaires des États-Unis – qui ont légèrement baissé – ne sont pas comptabilisées, l’augmentation mondiale des dépenses militaires est une fois de plus impressionnante: 9,2%.

Le continent européen est la région où les dépenses militaires ont le plus fortement augmenté en 2025 (14% par rapport à 2024). L’augmentation de la militarisation dans les États membres européens de l’OTAN et de l’UE a conduit à la plus forte augmentation annuelle des dépenses en Europe centrale et occidentale depuis le début de la guerre froide. « D’ici 2025, les dépenses militaires des États membres européens de l’OTAN ont augmenté plus rapidement qu’à tout autre moment depuis 1953 », a déclaré le SIPRI. Entre 2016 et 2025, les dépenses militaires des Etats membres européens de l’OTAN ont plus que doublé (+102%) !

C’est une évolution inquiétante qui est le résultat de tensions géopolitiques croissantes, la politique du pouvoir militaire prenant de plus en plus le pas sur le droit international, les structures de l’ONU et la diplomatie.

Bien que la dépense militaire des pays européens de l’OTAN (559 milliards de dollars en 2025) soit déjà trois fois supérieure à celle de la Russie (190 milliards de dollars), l’OTAN a décidé de relever la norme pour les dépenses militaires des États membres de 2% à 5% du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2035, dont 3,5% pour les dépenses militaires directes.

La Belgique a augmenté ses dépenses militaires de 59%

Par rapport à 2024, la Belgique a augmenté ses dépenses militaires de 59% en 2025 (à 14,5 milliards de dollars), bien que de grandes économies aient été convenues cette année-là qui a causé beaucoup de troubles sociaux. Il s’agit de mesures dont les impacts budgétaires ne compensent même pas l’augmentation du budget de la défense. La Belgique est désormais classée 28 (venant de la place 32) au classement mondial des dépenses militaires les plus élevées. Afin de faciliter l’armement, la Commission européenne, dans le cadre du plan «ReArm Europe/Readiness 2030», a proposé que les pays soient autorisés à consacrer 1,5% du PIB à l’investissement militaire sans avoir à tenir compte des règles budgétaires européennes. Pour toutes les autres dépenses publiques, cependant, la Commission européenne exige qu’elles réduisent le déficit afin qu’elles respectent la norme convenue d’un déficit budgétaire maximal de 3% basé sur le PIB.

Si le plan budgétaire de la « Strategic Vision Defence 2025 » est suivi, notre pays dépensera 28,3 milliards d’euros de PLUS pour l’armée par rapport à 2024 par rapport à 2024. Cela explique aussi pourquoi il est si difficile de mettre de l’ordre dans le budget. Au lieu de faire des économies, de nombreux milliards de fonds publics sont retirés de presque tous les secteurs (sécurité sociale, retraites, transports publics, asile et migration, coopération au développement, etc.) afin de payer la facture de la défense d’un milliard de dollars. 

Manifestation européenne « Pour le bien-être, pas de guerre » (14/06)

La plateforme « Stop Militarisation », un partenariat de dizaines d’organisations de la société civile, de syndicats et du mouvement pour la paix, s’oppose à cette calvitie de nos ressources gouvernementales.

C’est une illusion que plus d’armes et de plus grandes armées garantissent notre sécurité. L’histoire nous enseigne qu’ils alimentent la méfiance entre les États, sapent la coopération et exacerbent les tensions et la menace de guerre. La militarisation est toujours plus éloignée des États de la coopération internationale indispensable pour faire face à des menaces mondiales urgentes, telles que le changement climatique ou les armes nucléaires. La militarisation alimente également les troubles sociaux et met en péril la justice sociale (et donc la sécurité des citoyens).

La plate-forme Stop Militarisation et la plateforme internationale «Stop Rearm Europe» appellent donc à la participation à la manifestation européenne contre la militarisation à Bruxelles, dimanche 14 juin, sous la rubrique «Pour le bien-être, pas de guerre». L’événement se déroule à un moment crucial, plusieurs jours avant la réunion du Conseil européen (18-19 juin) et plusieurs semaines avant le sommet de l’OTAN à Ankara (7-8 juillet).