Le CLP-KVD, exprime son soutien indéfectible à Mme Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1947. Celle-ci fait aujourd’hui l’objet d’une campagne orchestrée de diffamation, d’intimidation, fondée sur des accusations tronquées, des manipulations médiatiques et des attaques politiques visant à saper sa crédibilité et à exiger son départ.
Mme Albanese incarne une voix rigoureuse, indépendante et essentielle, refusant de se plier aux raisonnements d’État lorsque ceux-ci violent les principes du droit international. Son travail, documentant sans relâche les mécanismes de dépossession, de déplacement et de destruction à Gaza et en Cisjordanie, a mis en lumière l’anatomie d’un génocide en cours et dévoilé les structures économiques et militaires soutenant l’occupation israélienne. En nommant l’innommable, elle a donné une résonance internationale aux cris étouffés sous les décombres de Gaza.
Depuis deux ans, Mme Albanese subit des pressions croissantes : campagnes ad hominem, accusations infondées d’antisémitisme, refus de visa par Israël, et appels à sa destitution émanant de parlementaires français·es, de lobbys juridiques internationaux et de gouvernements européens. Récemment, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a publiquement remis en cause sa légitimité, relayant des accusations falsifiées. Ces manœuvres, soutenues par l’Allemagne, l’Autriche et tacitement tolérées par l’ONU, visent à criminaliser toute critique de la politique israélienne et à étouffer les mécanismes internationaux de protection des droits humains, particulièrement ceux des palestiniens.
L’accusation récente selon laquelle Mme Albanese aurait qualifié Israël « d’ennemi commun de l’humanité » repose sur une manipulation grossière de ses propos. La vidéo tronquée de son intervention à Doha occulte son propos réel : dénoncer un système mondial de complicité (financière, algorithmique, diplomatique) permettant la destruction de Gaza. Cette falsification n’est pas une erreur, mais une stratégie délibérée pour disqualifier une expertise juridique incontestable.
Rappelons que plusieurs institutions internationales, au premier rang desquelles la Cour internationale de Justice (CIJ), ont souligné la gravité exceptionnelle de la situation actuelle en Palestine, gravité qui, pour une partie de la doctrine et des mécanismes onusiens, s’inscrit dans le cadre des crimes les plus graves, dont le génocide. Dans un avis rendu en juillet 2024, la CIJ a rappelé que l’« utilisation abusive persistante de sa position en tant que puissance occupante à laquelle Israël se livre en annexant le Territoire palestinien occupé et en imposant un contrôle permanent sur celui-ci, ainsi qu’en privant de manière continue le Peuple palestinien de son Droit à l’autodétermination, viole des principes fondamentaux du droit international ». Cette analyse est également partagée par la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Mme Francesca Albanese, qui rattache ces pratiques à un faisceau d’éléments pouvant être appréciés à l’aune de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
La seule voie vers la Paix pour toutes et tous est une approche fondée sur les droits de l’Homme et l’application cohérente du droit international – le droit à l’autodétermination des peuples – . C’est exactement ce que Francesca Albanese fait.
Le Cercle de Libre Pensée – Kring voor het Vrije Denken
apporte son entier soutien à Mme Francesca Albanese.
Bruxelles, 18 février 2026



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